N° PM34004301 - Masque et manteau de plume dit masque apouema

 
Edifice : Université (UMII), faculté des sciences
Emplacement : Salle Paul Gervais - UM2
  34000 Montpellier
Image manquante

Informations :

Catégorie technique : vannerie
Commune forme index : Montpellier
Copyright : © Monuments historiques
Date du récolement : 2011
Description : Coiffure en cheveux et fibres tressés, masque en bois noir, narines peintes en rouge. Couvre-nuque en vannerie. Le manteau est en plûmes noires et brunes réunies par des cordelettes. Devant, sous le masque pendent des cordes en cheveux. Corde de suspension. Assez bon état.
Dimensions : h = 120 ; la = 29
Date de la derniere mise a jour : 2024-06-25
Date de création de la notice : 2014-05-14
Domaine : textile
Date et typologie de la protection : 2009/11/20 : inscrit au titre objet
Cadre de l'étude : liste objets inscrits MH
Historique : Ce masque fut collecté à Balade en Nouvelle-Calédonie durant lescale du Rhin (27 septembre - 6 octobre 1845) et donné à la faculté des sciences avant 1846.Souvent qualifié dapouema, ce type de masque est tout fait caractéristique du style sculptural en vigueur dans le Nord de la Grande-Terre. On peut le décomposer en 3 parties :Selon lethnologue Jean Guiart, le tidi représente le chapeau que portaient autrefois les notables. Les cheveux utilisés seraient ceux de deuilleurs qui, suite à la mort dune personne importante, ont veillé le corps jusquà sa complète décomposition. Pendant toute cette durée (parfois plusieurs années), ils laissent pousser leurs cheveux et leurs barbes. A la fin du processus de décomposition, les deuilleurs emmènent les ossements dans la forêt puis se coupent les cheveux avant de les placer sur un masque lors de la cérémonie du pilou-pilou. Suite à une danse nocturne lassistance est ensuite invitée à accompagner lâme du défunt jusque chez Téà piijèpaa, maître du pays sous-marin des morts (BENSA A., Nouvelle-Calédonie, un paradis dans la tourmente, éd. Gallimard, 1990). Les premiers observateurs occidentaux ont noté que ces masques étaient portés lors de fêtes tribales. Ils seraient peut-être la représentation symbolique du lien qui unit le monde des vivants à celui des morts. En tout cas, le masque apouema semble être un attribut et une représentation de la chefferie qui exprime ainsi une relation politique. un beau tidi [] est dès lors un indice de haute dignité (GUIART J., Mythologie du masque en Nouvelle-Calédonie, Nelle Ed). Selon Alban Bensa (Le masque dans la région de Touho (aire linguistique cémuhi) Nouvelle-Calédonie, Océanie le masque au long cours, éd. Ouest France, 1983, A. Bensa : Maître assistant à lUniversité Paris V en 1983) : En dédiant au chef ce symbole de lautochtonie, les responsables du masque manifestent clairement quils sont la base de lensemble politique dont le daame (chef) devra extérioriser la puissance et le renom .
Lien vers la base Archiv MH : https://archives-map.culture.gouv.fr/archive/recherche/simple/n:19?RECH_S=PM34004301&RECH_DocumentsNumerises=0&Archives.RECH_Valid=&type=simple
Matériaux : bois;cheveux;matériau d'origine végétale;plume
Observations : Voyage du Rhin
Intitulé de l'ensemble : Collection Bérard, ensemble de 118 pièces
Précision sur la dénomination : masque
Typologie de la protection : inscrit au titre objet
Référence à un ensemble : https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM34004070
Sources d'archives et bases de donnees de reference : Base In Situ 34 1FCOM89
Statut juridique du propriétaire : propriété d'un établissement public
Commune forme editoriale : Montpellier
Typologie du dossier : sous-dossier