| Auteur de l'oeuvre : |
Granal Pierre (orfèvre)
|
| Références de publications : |
A.D. 34 : 1 Q 466 - Mobilier de 1ère origine : Béziers : Pénitents (1790-1792). Presbytère de Clermont : Archives paroissiales - Demande d'autorisation d'exposition de la croix-reliquaire de la Vraie Croix à l'évêque de Montpellier par le curé Tailhan (18 août 1817). Thuile, Jean. L'orfèvrerie du Languedoc. Généralités de Montpellier et de Toulouse. Paris, 1966.
|
| Catégorie technique : |
orfèvrerie
|
| Commune forme index : |
Clermont-l'Hérault
|
| Copyright : |
© Monuments historiques
|
| Année de creation : |
1784;1785
|
| Dénomination : |
reliquaire de la Vraie Croix
|
| Date du récolement : |
2022
|
| Dimensions : |
h = 65 ; la = 24 ; pied : l = 23,5 ; la = 16,8
|
| Date de la derniere mise a jour : |
2025-06-26
|
| Date de création de la notice : |
2014-03-14
|
| Domaine : |
Orfèvrerie et autres objets en métal
|
| Date et typologie de la protection : |
2007/04/02 : inscrit au titre objet
|
| Cadre de l'étude : |
liste objets inscrits MH
|
| Lieu de création : |
lieu d'exécution : Béziers
|
| Historique : |
Oeuvre réalisée par Pierre Granal, né à Montagnac en 1716, mort à Béziers le 30 mai 1789. Le 5 avril 1742 il est reçu maître à Narbonne pour Béziers à la place de Claude Vaissière, démissionnaire en sa faveur. Il déclare avoir été mis en apprentissage pour 8 ans en 1732 chez Guillaume Faillard dont il va bientôt épouser la jeune veuve, après avoir tenu pour elle la boutique du maître décédé. C'est devant la jurande de Béziers qu'il exécute son chef-d'oeuvre : une bague à pierre seule. Il insculpe ses poinçons : celuy pour marquer l'argent GRANAL, et l'autre, petit, pour les ouvrages d'or G ayant une couronne sur les lettres de chaque poinçon. Il est garde de 1749 à 1754 et de 1776 à 1778. Outre le poinçon de maître de Pierre Granal, la croix reliquaire est marquée du poinçon de la Régie Clavel en fonction de mars 1781 à 1784, et d'un poinçon à la trompette. Ce dernier type de poinçon s'est substitué au poinçon de jurande en vertu de la déclaration royale du 15 décembre 1783 mais ne fut en usage qu'à partir de 1785 (année supprimée et placée sous le millésime 84) et jusqu'aux années 1790. On peut donc situer la réalisation de cette croix entre 1784 et 1785, à la charnière entre la fin de la Régie Clavel et le début de l'entrée en fonction du poinçon à la trompette.Les archives paroissiales de Clermont-l'Hérault nous permettent de reconstituer l'histoire de cette croix au début du 19e siècle. Le 18 août 1817, Tailhan, curé de Clermont, écrit à l'évêque Mgr Fournier pour lui demander l'autorisation d'exposer à la vénération des fidèles une croix d'argent où se trouve incluse une relique de la vraie croix qu'il vient d'acheter. Il expose que cette croix appartenait avant la Révolution aux Pénitents Noirs de Béziers et que depuis 1801 elle était à l'usage de M. Vignes qui l'exposait à la vénération des fidèles dans l'église Ste-Madeleine de Béziers. Afin d'accréditer ces faits et l'authentique de la relique ayant disparu, il joint à sa supplique une attestation signée du syndic des Pénitents Noirs, Fraisse, certifiant qu'il a été pendant longtemps dépositaire de l'authentique avant d'être égaré sous la Révolution, de même qu'un certificat de l'orfèvre auquel il a acheté la croix, Etienne Granal, celui-ci précisant qu'elle lui a été remise par les Pénitents. Nous retrouvons également la trace de ce reliquaire dans les inventaires révolutionnaires conservés aux archives départementales. Suite à la loi des 16, 17 et 18 août 1792 portant suppression des maisons religieuses et confréries, Laplace, vice-président du Directoire du district de Béziers, se présente le 20 septembre 1792 (ADH, 1 Q 466) à la chapelle des Pénitents Noirs de Béziers afin de faire procéder à la réquisition de l'orfèvrerie. Il trouve sur place le sacristain qui ne peut lui sortir qu'un calice et sa patène, le reste des vases sacrés étant chez Fraisse, le trésorier de la confrérie, et consistant en un encensoir avec sa navette, un ostensoir, des burettes avec leur plat d'argent, un calice en laiton, ainsi qu'une croix d'argent dans laquelle est enchassée un morceau de bois de la vraye croix. Au sujet de ces deux derniers objets, le sacristain déclare ignorer au pouvoir de qui ils sont. Transporté chez le dit Fraisse, Laplace ne trouve que sa femme qui lui répond que les dits effets sont conservés dans une commode dont son mari à la clé. Le lendemain, Laplace se fait remettre par Fraisse l'ostensoir avec son pied d'argent, un encensoir avec sa navette, un plat d'argent avec ses burettes, un goupion d'argent, six petites croix d'argent deux autres dont une cassée, un calice de cuivre sans patene. Il n'est pas question de la croix reliquaire et le procès verbal est ainsi clos, led. Fraisse nous ayant déclaré navoir reçu plus en son pouvoir.Le 17 novembre 1792, le procureur syndic du district de Béziers dresse l'état de l'argenterie retirée des maisons religieuses et confréries supprimées, et entreposée dans le lieu des séances du District, avant de l'envoyer à l'Hôtel des Monnaies de Montpellier le jour même. Il est dit que la croix dans laquelle étoit enchassée un morceau de la Vraie Croix, n'a pas été remise sur le fondement a t-on dit que longtemps avant la suppression de la confrairie avait été rendue a lorfèvre à qui elle étoit due. Ce reliquaire a donc échappé de peu au creuset national, sauvé par le trésorier de la confrérie Fraisse et l'orfèvre Etienne Granal.
|
| Inscription : |
poinçon de maître;poinçon de charge menus ouvrages;inscription concernant l'iconographie
|
| Lien vers la base Archiv MH : |
https://archives-map.culture.gouv.fr/archive/recherche/simple/n:19?RECH_S=PM34003439&RECH_DocumentsNumerises=0&Archives.RECH_Valid=&type=simple
|
| Lieu de provenance : |
lieu de provenance : Languedoc-Roussillon, 34, Béziers, confrérie des Pénitents Noirs
|
| Précision sur la dénomination : |
croix-reliquaire de la Vraie Croix
|
| Précision sur_l'état : |
d'anciennes réparations sont visibles sur le noeud et le pied
|
| Précision sur l'inscription : |
3 poinçons sous le pied :- poinçon de maître : P couronné entre deux points de remède, au-dessous GRANAL (1742-1789)- poinçon de charge menus ouvrages : monogramme MP (1781-1784)- lettre-date : poinçon à la trompette, année illisible (1784-1790). Inscription sur le pied : IN HOC SIGNO VINCES
|
| Typologie de la protection : |
inscrit au titre objet
|
| Référence à une notice Merimée : |
https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA00028411
|
| Siecle de création : |
4e quart 18e siècle
|
| Sources d'archives et bases de donnees de reference : |
Base In Situ 34 1OM31002
|
| Statut juridique du propriétaire : |
propriété de la commune
|
| Commune forme editoriale : |
Clermont-l'Hérault
|
| Typologie du dossier : |
dossier individuel
|