N° 41059206 - Journée patrimoine 2019 - Exposition Les Chemins du Sud, une théorie du mineur

Mis à jour le 18-09-2019
  : Musée régional d'art contemporain Occitanie / Pyrénées-Méditerranée
Adresse : 146 Avenue de la Plage
  34410 Sérignan
Site Internet :
Autres sites : http://mrac.laregion.fr
Coordonnées GPS : 43.280296, 3.280465
Journée Patrimoine 2019

Localiser :

Lieu :

Description : Situé au cœur de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, au bord de la Méditerranée, le Musée régional d’art contemporain, installé dans la ville de Sérignan, est un lieu artistique et touristique incontournable. Il présente des expositions temporaires et une collection permanente, affirme des choix artistiques forts, soutient aussi bien des artistes français qu'internationaux et invente de nouvelles formes de médiation à l'art. Le musée, inauguré en septembre 2006 et géré par la Région depuis 2010, est installé dans une ancienne cave viticole. Les salles d'exposition présentent de grands volumes baignés de lumière naturelle. Dans cette atmosphère conviviale et lumineuse, différents espaces offrent aux visiteurs un parcours riche et diversifié : un cabinet d'arts graphiques, des espaces d'exposition et une librairie-boutique qui propose un large choix de catalogues d'exposition, de livres d'artistes et d'éditions originales. Daniel Buren, avec l'œuvre Rotation, a enserré la totalité du musée en posant des couleurs sur l’ensemble des parties vitrées créant ainsi des effets visuels à l’intérieur comme à l’extérieur du musée. Les Femmes fatales, grande fresque de céramiques, de l'artiste islandais Erró, est installée sur la façade extérieure du musée. Depuis le 20 mai 2016, cet ensemble est augmenté par une œuvre pérenne de Bruno Peinado qui propose, sur la façade de l'extension, une installation magistrale tel un musée à ciel ouvert. 2016 est l'année d'un nouveau développement pour le Mrac avec l'inauguration d'une extension du musée qui porte sa superficie à près de 3 200 m². Ce projet d'envergure permet d'offrir de nouveaux espaces pour les collections et les expositions temporaires ainsi que de véritables réserves et des espaces d'accueil repensés et renouvelés. @MracSerignan

Manifestation :

Description : L'exposition invite à une traversée de l’Histoire de l’art depuis la fin du XIXe siècle jusqu’à nos jours. Celle-ci prend le contrepied de celle écrite entre Paris et New York au cours du XXe siècle. Description Longue : Commissariat général : Emmanuelle Luciani & Charlotte Cosson / Southway studio Artistes exposés au Mrac, Sérignan du 23.06 au 03.11.2019 : XIXe siècle : Gustave Fayet, Théodore Jourdan, Adolphe Monticelli, William Morris, Odilon Redon XXe siècle : Richard Burgsthal, André Derain, Raoul Dufy, Joyce Kozloff, Robert Kushner, Manolo, André Marchand, Giorgio Morandi, Louis Valtat, Betty Woodman, George Woodman XXIe siècle : Jean-Marie Appriou, Jenna Kaës & Jean-Marie Appriou, Bella Hunt & DDC, Hélène Bertin, Joanne Burke, Maggy Champsaur, Giovanni Copelli, Victor Delestre, Jade Fourès-Varnier & Vincent de Hoÿm, Andrew Humke, Jean-Baptiste Janisset, Jenna Kaës, Lucile Littot, Matthew Lutz-Kinoy, Emiliano Maggi, Matteo Nasini, Zoë Paul, Lisa Rampilli, Sergio Ruffato, Vincenzo Simone, Gérard Traquandi. Artiste exposé à l’Abbaye de Fontfroide du 23.06 au 29.09.2019 : Matteo Nasini Une coproduction Mrac/IN SITU Patrimoine et art contemporain, co-commissariat : Marie-Caroline Allaire-Matte Proposée par Emmanuelle Luciani & Charlotte Cosson avec Southway studio qu’elles ont créé, l’exposition Les Chemins du Sud invite à une traversée de l’Histoire de l’art depuis la fin du XIXe siècle jusqu’à nos jours. Celle-ci prend le contrepied de celle écrite entre Paris et New York au cours du XXe siècle. Elle retrace, sur la totalité des espaces d’exposition du Mrac mais aussi à l’Abbaye de Fontfroide, une généalogie d’artistes qui, refusant de s’insérer dans une veine révolutionnaire, ont embrassé le statut d’héritier. Les œuvres qui la composent ont été produites en dehors des capitales européennes et américaines, dans un sud envisagé de manière métaphorique. Ce sud est le lieu d’un pas de côté vis-à-vis de l’industrialisation et du progrès qui ont marqué la modernité. Les oeuvres produites dans ce cadre l’ont été de manière artisanale, en mettant en avant le décoratif, le coloré et, souvent, une grande humilité. Ces artistes incarnent une forme de résistance face à la distinction entre les arts dits mineurs et ceux dits majeurs, entre le peintre et le décorateur, entre l’artiste et l’artisan. Ils proposent l’idée d’une ornementation comme soin – dans son rapport à la nature, au monde et aux autres. L’exposition Les Chemins du Sud émet l’hypothèse qu’une autre histoire de l’art de la modernité peut être écrite. Depuis quelques années, Emmanuelle Luciani & Charlotte Cosson rassemblent une communauté d’artistes avec lesquels elles produisent des œuvres issues de leur théorisation d’une nouvelle articulation entre centres et périphéries. La traversée alter-progressiste et non-industrielle proposée au Mrac met l’accent sur quatre moments distincts de cette histoire commencée au XIXe siècle : l’école de Marseille représentée par Théodore Jourdan et Adolphe Monticelli ; celui du tournant du XXe siècle avec William Morris, Odilon Redon, Gustave Fayet ou Raoul Dufy qui ont défendu l’artisanal et le beau contre une certaine idée de la modernité ; les artistes du mouvement Pattern & Decoration (Betty Woodman, Robert Kushner, Joyce Kozloff) qui, à partir des années 1970, ont embrassé les arts dits mineurs ; et en fin des artistes contemporains qui continuent à produire dans cette veine d’un art par et pour l’humain. Ces artistes et leurs œuvres forment un idéal où l’humain prime sur la machine, les traditions vernaculaires sur la rentabilité, et l’ornement sur la froideur industrielle. A fin de souligner l’élan commun qui émane de cet état d’esprit, les œuvres de l’exposition ne sont jamais isolées. Un esprit collaboratif et d’entraide s’o ffre au travers d’une scénographie pensée comme œuvre d’art. Des pièces collectives et co-signées parsèment l’exposition ; les hommages et références abondent, d’une génération à une autre, d’un continent à un autre. Ce système est rejoué au-delà des murs du musée et se prolonge à l’Abbaye de Fontfroide, propriété de la famille Gustave Fayet, artiste et mécène de la fin du XIXe siècle. Le projet se décline en miroir sur les deux lieux : au Mrac, des œuvres de Gustave Fayet et de son maître verrier Richard Burgsthal seront présentées ; à l’Abbaye, l’artiste italien Matteo Nasini intervient dans l’abbaye cistercienne et répond au cycle décoratif autour de Saint François d’Assise initié par Gustave Fayet. Les sculptures, peintures, céramiques émaillées, meubles et vitraux présentés dans l’exposition découlent d’une pensée située en dehors des mégalopoles : d’un idéal à la marge. Ceux qui les ont façonnés proviennent souvent de l’Europe latine ou des États chauds des États-Unis. Parfois, alors qu’ils n’y sont pas nés, ils ont rejoint ce sud en pensée ou en action. Car le Sud, même s’il peut-être appréhendé de manière métaphorique, repose sur une distinction plus historique que géographique encore. Le capitalisme et la modernité sont indissociables. Leur rapport commun au progrès, au futur et à l’automatisation est tout aussi indéniable. Cet idéal de pureté tranchait avec la culture plus charnelle des pays du sud. En marge des capitales qui se globalisaient à mesure qu’elles s’industrialisaient, des artistes et des penseurs ont produit de l’ornement et utilisé des matériaux non hygiéniques, a fin de prôner l’organique et la vie matérielle – en un mot : le vital. Emmanuelle Luciani & Charlotte Cosson Conditions Tags : Gratuit

Horaire :

Horaire : 21 et 22 septembre DateDebut - DateFin : 21/09/19 - 22/09/19 OpenAgenda : https://openagenda.com/jep-2019/event/exposition-les-chemins-du-sud-une-theorie-du-mineur